Coïncidence ? Je ne crois pas. Voyez vous, pas plus tard qu’hier, jour du mardi gras de la femme, j’ai entendu ma voisine dire à ses amis – qu’elle raccompagnait à la porte en empruntant l’escalier contigu à mon appartement – qu’il ne fallait pas partir si tôt parce qu’elle avait encore plein d’histoires de cul très drôles à leur raconter… Note qu’à ce moment précis, je révisais la cinétique chimique et que bon, pour être tout à fait franche, cela m’a quelque peu déconcentré… Euphémisme pour dire t’introduire la réalité suivant : je me suis surprise à « pouffer de rire »… Oui-oui, tu as bien lu. Je parle précisément de cette réaction qui se trouve approximativement aux antipodes de la classe. Quand il est tard, que la concentration se fait difficile, on entre dans un état de vulnérabilité tel que la moindre réplique est prétexte à des rires sonores et stupides. J’en ai été mortifiée et pour cause, j’ai eu cette autre réaction typique, qui n’a pris qu’une fraction de seconde : j’ai pouffé, me suis entendue avec quelques secondes de retard qui m’ont forcé à revoir mentalement la scène (dégrisement immédiat et regain de fierté : « Catastrophe, je viens de réagir comme je l’aurais fais du haut de mes 12 ans, merde »). J’ai écarquillé mes yeux tout grands (l’étonnement tu vois). Honteuse, j’ai porté ma main à ma bouche (comme si ça allait changer quoi que ce soit). Méfiante, j’ai regardé à droite et à gauche pour m’assurer de l’absence de témoins oculaires. A ce moment là je me suis fait la réflexion suivante « ce soir légèreté et finesse ont bel et bien déserté le monde des femmes, ce jour porte bien son nom : c’est le mardi gras de la femme ».

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En sortant de cours la semaine dernière, je me suis innocemment assise dans mon bus, chauffeur grincheux, siège vide, le regard dans le vague, la musique sur les oreilles, un mec étrange à coté de moi et je plane à 10 000 facile… Classique, jusqu’à ce que l’évidence me percute. Ou plutôt que je me décide à percuter l’évidence qui se tenait devant moi. C’est le type de moment auquel on est tous confrontés un jour ou l’autre, quand soudain, vous passez du vague à la réalité. Atterrissage de l’appareil, vos neurones daignent se connecter, recommencent à faire des liens avec ce qui se trouve devant vous et ce que vous savez déjà. Vous vous mettez alors a y associer images, concepts, souvenirs, tout ça… La réalité se déplie lentement sous vos yeux et vous prenez alors conscience de ce qui se trouve juste en face. C’est peut-être une personne, le regard critique quant votre état de léthargie avancée. Cette personne se demande si vous avez la lumière à tous les étages pour la fixer de la sorte (un peu comme le mec louche assis à votre droite avec qui elle échange éventuellement sa gène). Intégration du signal émis par cette personne : « Oh merde ça doit faire 5 minutes que je la fixe comme une teubée ». Vous détournez poliment le regard… Personnellement si elle insiste et donne dans l’indignation, je lance mentalement un : « Oh ça va hein ! Détends-toi ma grande ! » (je suis trop bad-ass dans me tête). Une fois le vague légèrement dissipé, c’est le moment que je choisis pour découvrir le bus, me l’approprier. « Oh tiens » … Une affiche devant moi avec un motif rouge « oh, c’est un cœur, c’est joli ». Je pousse la concentration légèrement afin de faire surgir des mots en connectant des lettres qui se trouvent sur ce que je viens d’identifier comme étant une « publicité ». C’est alors la révélation : « Pour la saint valentin, déclarez votre flamme avec Vcub », le Vcub c’est le Vélib Bordelais, les petites lignes disent qu’un abonnement Vcub est offert à chaque nouvel abonné. Là, votre acuité mentale revient, lentement…

(niveau 0 : « oh une affiche avec des cœur, joli… » sourire stupide, regard vague, etc… On en a parlé.)

Niveau 1 : c’est dans 4 jours c’te connerie de Saint Valentin !

Niveau 2 : j’ai quelqu’un à qui faire un cadeaux moi ?

Niveau 3 : est-ce que quelqu’un va penser à moi ?

Niveau 4 : y’en a qui vont recevoir un abonnement Vcub tout plein d’amour cette année…

Niveau 5 : « image de vous déballant un joli papier cadeaux contenant un abonnement Vcub, dans un endroit sympa, une jolie robe, le sourire aux lèvres, un hypothétique Jule de l’autre côté de la table…

Niveau 6 : … redescente du sourire » (ça y est vos neurones on finis d’établir la connection, tout le monde est sur le front). Je viens de recevoir un abonnement Vcub. Oh My God… Plutôt crever.

Ce cadeau là résonne dans votre tête « Pour la saint valentin ma grosse, arrête de prendre le bus ou le tram et bouge ton cul » (niveau 7 d’acuité : cynisme). Le moment est venu pour moi de présenter mes hommages aux réceptrices de cet abonnement au réseau des « Tram et Bus de la CUB » (alias TBC). Le genre de service qui vous oblige a systématiquement prendre en compte le principe de l’emmerdement maximal (on pourra y revenir) et qui vous permet d’offrir à votre bien aimé(e), un abonnement qui va lui faire remuer son derrière au rythme des coups de pédale… GRA-TUI-TE-MENT, à l’occasion de la Saint Valentin. Romantisme au rendez-vous garantit.

Une petite prière adressée à l’éventuel chef d’orchestre tout là-haut : « Mon grand, si d’aventure l’envie te prends de faire revenir un prophète parmi nous, je t’en conjure, pas de mauvaise blague : fais en sorte de ne pas le réincarner en la personne responsable des offres évènementielles des TBC ça nous ferait bien trop mal… »

La fête selon Martine.

février 8, 2011

Martine a encore frappé… Incognito elle a essayé de faire circuler une invitation d’un goût (très) douteux pour inviter les invités de MA liste à invités à MON anniversaire. Avec toute la panoplie : photos, dates et Power-Point à l’appuie, effets et mouvements divers d’un genre largement contestable pour mettre en scène ces trésors sortis des albums poussiéreux de « l’avant époque du numérique »… Tu vois déjà les images qui défilent. Un petit coup sournois dont Martine à le secret. Avec en prime la réaction type du chat qui a pissé sur la moquette et qui espère que tu t’en apercevra pas en rentrant. Et même que s’il le pouvait il se croiserait les coussinets pour se porter chance. Parce que Martine le sait, elle sait que je vais m’en apercevoir…

Je ne vous parle même pas du fait qu’elle ait voulu introduire une session Karaoké dans la soirée, ni de son espoir fervant de me faire chanter un titre de SON choix… Non, je ne vous en parle pas.

J’aurais bientot 20 ans et ma mère ne me connait pas. Triste constat. Mais qu’est ce que je l’aime Martine et son imagination débordante tout de même.

Très récemment, je me suis brouillée avec ma radio. Oui. Nous avons eu un différent parce qu’elle ne cessait ce diffuser ce titre qui m’irrite les oreilles et l’humeur. A savoir : « Soulman » de Ben l’oncle soul. Je n’ai rien contre l’artiste, surtout pas contre sa voix, mais ces paroles me sont devenues d’une insupportabilité toute relative. « J’suis pas un superman loin de la… » Ah bon?! Mesdames, vous est-il déjà arrivé de dire à votre petit ami : « Je suis déçue, j’ai toujours cru que tu allais te tirer par la fenêtre d’un moment à l’autre (en m’embrassant avec fougue) pour décoller à la rescousse d’innocentes victimes ».

Tout personnel que reste mon avis : un mec qui se ballade dans les rues avec des collants et un slip à sa propre effigie (par dessus), ça me ferait gentiment flipper. Arrêtons nous quelques instants. Vous le visualisez ce mignon super-héros ? Bien. Maintenant rapprochez vous (pas trop) et imaginez l’égo gigantesque que cache cette mascarade… Bien qu’on nous promette que se sont des garçons timides qui endossent la dure tâche qu’est la sauvegarde de la paix dans le monde (cf Clark Kent et Peter Parker) nous n’y croyons pas une seule seconde ! Enfin voyons… Ce mec est allé se faire faire une combinaison moulante en latex rouge et bleu pour voler au secours des petites mamies de son quartier ! ALLO ? Il n’y a pas à tortiller deux secondes quant à son état psychologique… Toi tu vas gentiment voir ta psy mais lui, c’est de toute une équipe de soutient psychologique dont il a besoin ! Se faire interner peut-être pas, si sa liberté peut contribuer à la sauvegarde du monde, on ne va pas non plus cracher dessus tu vois… (Ca serait pas correct de cracher de toutes manières, qu’elles que soient les circonstances)

Mais concrètement, il nous en faut bien moins que ça… Si tu cuisines pour nous : on est émerveillées. Si tu dis des mots doux : on fond. Si tu maitrises l’art du massage : nous sommes à genoux (ou à plat vendre, la bave au coin de la bouche, c’est selon). La demande est-elle si aberrante ? Alors évidement si EN PLUS tu peux sauver le monde… Ben on te prendra aussi, mais bon ce n’est pas le critère de départ tu comprends ?

J’ajouterai que cette vision : « cuisine, massage, mots doux » est très réductrice et simpliste mais j’image seulement mon propos de concepts simples pour que la gente masculine s’y retrouve. Roh qu’elle est vilaine. Si je ne fais pas la précision de temps à autres, je vous vois venir avec vos gros soulier, vous pourriez en arriver à la conclusion hâtive que l’homme idéal est un vieux kiné, bourré de sensiblerie, un mec un peu fleur bleue issu d’un famille matriarcale qui lui a permit de comprendre les subtilités du rouleau à pâtisserie et du batteur électrique.

La légende dit que lorsque l’on craque pour un mec on « fond », des légendes tout ça… Et si, ces balivernes éhontées s’avaraient vraies ?  Imaginez donc LE drame !

Analysons les issues…

Prenons le cas de la « pas sportive » (tu sais celle avec des réserves lipidiques à la place de la masse musculaire, ouais, ouais… ) quand elle fond, ça donne une flaque dorée de beurre liquide, le cas échéant, celui de la « sportive » (celle qui va à la salle de fitness en mini short), ça se terminerait plutôt en un morceau de vieille dinde séchée pas franchement tendre… Et si l’homme de ma vie doit me faire fondre, ben je préfère avoir l’opportunité de finir en cupcake plutôt que dans la gamelle du chien, voilà.

Alors, es-tu sûre de vouloir fondre pour lui  ?

Si en signant mon contrat de location j’avais pu lire « le chauffage est en option », sur le coup j’aurais ri mais dans l’état actuel des choses j’ai plutôt envie de pleurer… (Je dépends du bon vouloir de ma proprio pour ces choses-là et, candide que je suis, j’ai cru qu’elle serait généreuse…)

C’est en rentrant de mon voyage au cœur de l’esprit de Noël, la conscience chargée de culpabilité chocolatée, que j’ai réalisé que ma proprio (tout adorable soit-elle), n’a pas été frappée d’un éclair de génie qui lui aurait gentiment soufflé : « Eh copine ! Si tu chauffais ta maison, ça serait cool nan ? ». J’eu espéré que l’esprit de Noël adoucirait quelque peu ses mœurs mais j’ai été forcé d’admettre que non. Pas d’éclair de génie, pas d’excès de bonté en cette période de fêtes :

14°C Welcome back !

Moi qui rentrais presque avec mes orteils à la main,…  Tout ça pour 14 petits degrés, si j’avais pas à moitié perdu mes doigts de pieds dans la manœuvre j’pense qu’ils auraient refusé catégoriquement de sortir de mes bottes (aussi gelées soient-elles) en s’indignant : « T’as cru qu’on allait te laisser en finir avec nous aussi facilement ou quoi ?! »

J’ai touché le fond lorsque j’ai constaté la solidification de mon huile de massage…

C’est comme ça que mon chauffage de salle de bain est devenu mon meilleur ami.

D’abord parce que j’aime bien le trimbaler dans chaque pièces de mon appart avec moi, j’aime son look et son design fin et étudié et surtout le fait qu’il soit capable de souffler de l’air chaud. Ah ça…  Bon, je vous laisse imaginer le colosse : près de 30cm au garrot, 3 pales, 2 boutons. Alors bien sûr, vu la hauteur des plafonds c’est un peu « j’te donne 3 degré, j’t’en reprends 3 dès que je m’arrête,… » Ca donne un avant gout de ménopause tout ça mais c’est quand même drôlement appréciable malgré les fluctuations intempestives. Je compte plus les fois ou j’ai envisagé de me le greffer dans le dos ce p’tit con.

L’idéal serait d’en avoir un par pièces parce qu’après avoir trainé dans la cuisine/salon toute la journée, inutile de préciser que ma chambre ne s’est pas auto-chauffée (et fallait pas compter sur ma proprio pour ça n’est-ce pas…). Et voilà comment on se retrouve avec l’arrière train posé par terre (sur la descente de lit quand même parce qu’il nous reste un semblant de dignité) tout ça parce qu’il est largement impossible de rentrer dans un lit dont la température des draps, comme de la pièce, est de 15°. Me voilà donc : le cul au sol, le chauffage en vis-à-vis, Harry Potter entre mes doigt bleuis prêts à tomber.

Les choses se sont corsées le 2ème jour, lorsque d’un coup, mon nouveau meilleur ami a cessé de fonctionner sans prévenir, comme ça, m’abandonnant à mon désarrois (et à mes 15°C) juste à la sortie de la douche. C’est dans ces moments que l’on se découvre une ferveur toute neuve, capable de se plier aux exigences de n’importe quel culte susceptible d’accomplir le miracle suivant : réanimer le meilleur ami qui nous quitte. Mais je n’ai pas eu besoin d’aller brûler des cierges pour ça, j’pense que c’était juste une petite blague (pas drôle) destinée à occuper mon esprit pendant une dizaine de minutes. Juste histoire de tester si je perdrais les pédales ou pas et d’me rappeler qui est le patron dans cet appart ! « Oui maitre de la température, c’est toi le maitre de ma vie » que j’lui minaude à l’oreille depuis…

Noël dépose le bilan.

décembre 27, 2010

Parce que même ce genre d’évènement se résume et qu’il y a toujours d’autres conclusions à en tirer que « la joie » et « la bonne humeur » ; celle-ci en l’occurrence concerne ma chère et tendre génitrice : « maman ». L’appellation est cute mais j’aime mieux l’appeler par son nom de baptême, à savoir : Martine. D’abord parce que ça ne m’arrive jamais dans la vrai vie et puis ça m’amuse beaucoup le côté « martine à la mer », « martine à la plage »,… Somme toute j’ai l’impression de raconter les aventures de la petite fille du livre illustré mais version « quadragénaire, vie active et maman attentionnée ».

Eh bien martine, en cette période des fêtes, nous a fait une grande démonstration de son pragmatisme dont la réputation n’était déjà plus à faire… Il faut dire que c’est un peu de ma faute aussi, soyons honnête.

Depuis un bon mois, Martine c’est attelé à la mission, devenue au fil des années la plus délicate de son job annuel de Papa noël, qui est : « obtenir une liste à  cadeaux potentiels » de la part de sa marmaille (plus si marmaille que ça). Avant c’était facile, un atelier « feuilletage de pub blindées de joujoux, une paire de ciseaux, un tube de colle » et le problème était réglé. Ne restait à Martine que la lourde tâche de faire un choix, ou plutôt un tri (car ne l’oublions pas : Martine est une personne pragmatique), la sélection des cadeaux les plus pertinents effectuée, il suffisait de foncer au magasin et procéder religieusement à l’emballage. Fin de l’opération.

Mais avec ces enfants qui grandissent ce n’est plus ce que c’était… Ça préfère choisir des trucs soi-même au magasin (des vêtements en voilà une idée ! Comme si Martine n’avait pas tout compris en matière d’actualité des styles), ils préfèrent se débrouiller avec des sous… Et ça, Martine en souffre, je dirais même que ça ne la met pas en joie du tout. Parce que voyez vous sans paquets au pied du sapin et bien on perd la magie de noël ! « C’est comme si y’avait plus d’enfants dans cette maison, plus de vie ! » s’insurge-t-elle. (« Mais enfin, il N’y a PLUS d’enfants ici ! » avons-nous envie de répondre… Mais laissons à Martine ses douces illusions persister encore quelques années). C’est pourquoi, afin de palier à ce manque crucial, elle prends des initiatives Martine. Elle réfléchit, étudie, décide, achète, emballe et dépose des paquets au pied du sapin. Et devant notre étonnement et nos yeux agrandis de surprise en ce matin du 25 décembre nous annonce « Ben quoi, vous avez refusé de coopérer donc j’ai agis pour vous… »

Pas folle la Martine.

C’est comme ça qu’on se retrouve, un matin de décembre,  à procéder au bilan des stocks :

  • culote : +2
  • pyjama : +1
  • mug : +4
  • Plateau de service : +1.

Comme je l’aime Martine, avec son pragmatisme génial.

Notez que les 4 mugs sont présentés dans une colonne en inox top nickel pour ma déco (elle pense à tout Martine) mais que si elle avait pu, elle aurait emballé CHAQUE mug séparément pour qu’il y ait tout plein de jolis paquets au pied du sapin. Mais le temps ça compte aussi et lorsque la vendeuse lui propose d’emballer pour elle, martine renonce à cette lubie et elle dit « Euh.. Oui, s’il vous plait ».

Ah… Ce fameux repas de Noel,…

Celui qui comporte un apéritif avec amuse-bouche à profusion, ceux sur lesquels tu te jettes parce que, toi t’es pas conne (héhé), t’as prévu le coup : tu t’es fais « régime salade » pendant une semaine (juste histoire d’avoir bonne conscience le jour H). Seulement, pas de chance pour toi, t’avais pas anticipé de saliver autant devant ces foutus amuse-bouche ! Amer revers de médaille. Cette première étape passée en général, on n’entre avec culpabilité dans l’univers abominable des gens qui mangent sans faim… Alors que, rapelons le, « la sous-nutrition fait des ravages dans le monde » le 25 décembre autant que les autres jours de l’année d’ailleurs, c’est moche. Mais toi tu t’empiffres de petits fours… N’accablons pas outre mesure notre petite conscience en ce jour de tourmante calorique déjà surchargée. Viennent ensuite des entrées variées, toutes plus sympathoches les unes que les autres, et vas-y que j’te fous de la crême, et vaz-y qu’jte rajoute du beurre,… Mais c’est sans compter sur le plat de résistance et encore, si t’échappes à la version : viande PUIS poisson, t’es contente. Enfin, le moment où ton ventre cri : « Stop, stop, c’est complet, on peut ‘pu », c’est le moment fatidique du dessert, généreusement agrémenté de chantilly et autres symboles de tentation proprement scandaleux en ce jour de trop plein stomacal. Je parle même pas du plateau de fromage qui entre temps est quand même venu faire son oeuvre, incognito… Ainsi que de l’alcool ingurgité en fil rouge durant toute cette journée de féerie du 25 décembre… Ce fameux jour, grand rond point des bonnes intentions, de la joie et de la bonne humeur, peut rapidement se transformer en carambolage de nos petits principes alimentaires essentiels, la plus part du temps chèrement acquis.

Alors, pour minimiser le grand massacre eh bien, j’ai trouvé une solution : je saute le plat, la salade et le fromage. Par quel subterfuge ? Pour ma part j’ai utilisé les révisions et partiels imminent pour disparaitre mais si jamais vous n’étiez pas crédibles avec cette excuse là je vous propose : une évaporation aux toilettes, une pause clope à ralonge ou la sieste du petit dernier. Excellente cette dernière ! J’ai vérifié, le timing est impecable : normalement votre tout petit devrait avoir besoin de s’endormir (et de vos bons soins) pile au bon moment. J’ai capté ma cousine avec cette ruse , je la soupçonne même d’avoir fais le petit dernier JUSTE pour ça… Bref, les idées ne manquent pas. Vous pouvez aussi miser sur l’appel IMMANQUABLE, celui qui arrive précisemment au moment opportun (prévoir de s’arranger avec une autre « feinteuse de plat principal » qui vit un calvaire en parralèle au votre). Bref, vous pouvez aussi prétexter l’absence de faim, « Ô combien plausible », mais gare au regard noir de mamie (généralement lancé de manière oblique par dessus ses petites lunettes), moi perso, je préfère éviter si j’peux…

La dernière solution consiste à tout engloutir et jeuner 3 jours, … Possible. Tout comme le fait de mettre ces principes entre parenthèses pour la journée mais si comme moi  ça vous fait trop mal au coeur. Vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Un jour comme ça, on ne sait pas trop pourquoi, on débute. On ne peut jamais savoir à l’avance si un début est celui d’une grande aventure ou pas, on ne peut qu’en avoir la conviction, l’espoir… Néanmoins, ce que l’on en fait est entre nos mains, parce l’on est toujours le seul maître à bord.

Pour l’instant c’est une pure folie et ça tombe rudement bien parce que « les folies sont les seules choses qu’on ne regrette jamais » dixit Oscar Wilde. Et ce cher monsieur, je dois le dire, dans ma grande faiblesse je lui fais assez confiance.